1916

POÈME DE LOULOU MANDÈRE

Grande guerre année 1916

Après l’épuisante guerre des tranchées de 1915 vint le temps de la guerre d’attente avec nos soldats retirés dans les forts et fortins de Verdun, Vaux, Douaumont et autres. Verdun fut prise puis libérée. Cette grande bataille, qui coûta tant de vies humaines, ne servit quasiment à rien puisqu’à la fin de la bataille les troupes des deux belligérants se retrouvèrent aux positions quelles occupaient avant l’offensive. Pourtant, Verdun capta toute l’attention des états-majors, des politiciens et de l’opinion publique. Aujourd’hui encore, à la seule évocation de la première guerre mondiale, on pense aussitôt à Verdun. Pourtant, la bataille de la Somme, qui se déroula en même temps fut aussi féroce et plus meurtrière. Elle mobilisa beaucoup d’hommes et de matériel. Elle fut gagnée, en partie, par la nécessité, pour les Allemands de dégarnir ce front pour revenir vers les offensives du nord-est de la France. Un contingent britannique lutta à nos côtés avec beaucoup de pertes humaines et c’est là qu’apparurent les premiers chars d’assaut.

 

Au milieu du chaos, la guerre s’éternise

Sortis de nulle part, ils combattent encor’

Tous nos vaillants poilus que Verdun symbolise,

Il faut toujours tenir, tenir jusqu’à la mort.

 

Verdun est occupée. Réputée imprenable

Elle cède pourtant dès les premiers combats.

Mais nos guerriers sans peur, nos héros imbattables

Reprennent le dessus en luttant pas à pas.

 

L’an quinze fut vécu dans les tranchées profondes.

Aujourd’hui les soldats son terrés dans les forts

Que de puissants canons arrosent à la ronde,

On compte, pour tenir, que viennent des renforts.

 

Mais il faut soutenir d’autres champs de batailles

Il faut se battre aussi pour tenir d’autres fronts,

Il faut mobiliser chaque moyen qui vaille,

Céder serait vécu comme un suprême affront.

 

On lutte au corps à corps du côté de la Somme

On utilise aussi les premiers chars d’assaut,

Tout est désolation de Rancourt à Bapaume

Les Anglais avec nous supportent ce fardeau.

 

Sortira-t-on jamais de cet enfer funeste?

Combien de temps encor’ pour battre l’Allemand?

Le temps semble figé, et se fige la geste,

Faut-il jusqu’au dernier faire don de son sang?

Loulou Mandère

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